Combat socialiste

Victoire de la gauche : les leçons d'un scrutin

Par Combat socialiste, mardi 18 mars 2008 à 15:46
Catégorie : Les engagements



La solidité de l’union de la gauche : à de très rares exceptions près, la gauche rassemblée – au premier ou au second tour- a montré sa capacité à incarner un changement crédible auprès des Français. Cette constatation, rencontrée sur les municipales, a été confirmée par les bons résultats aux cantonales : dans ce dernier cas, les logiques partisanes priment au premier tour, alors que le désistement pour le candidat de gauche le mieux placé se fait quasi systématiquement au second tour. Cette dynamique est telle que certaines listes ont réussi à nouer des accords avec l’extrême gauche, quelquefois dès le premier tour ! En outre, le choix du tête de liste n’a  pas été discriminant en matière de succès électoraux : les candidats PS, PC, Verts ou PRG ont été ainsi soutenus de façon similaire dans le cadre d’un rassemblement des partis de gauche. En résumé, l’union des forces de progrès a de beaux jours devant elle.

 

La fin de la chimère MODEM : ni droite, ni gauche… le positionnement du parti de François Bayrou reste problématique, y compris pour les électeurs ! Le MODEM est mû par son seul opportunisme électoral, sans succès pour l’instant. Son statut de force d’appoint, penchant tantôt vers les uns ou les autres au gré des gains en élus supposés, ne le positionne pas en alternative crédible. Il s’agit dès lors de ne pas lui donner davantage d’importance qu’il n’en a véritablement. Au-delà, si certains ont souhaité associer le MODEM à leur liste au nom d’une stratégie électorale locale, il faut rappeler que cette attitude n’induit pas pour autant une révolution copernicienne : l’union de la gauche reste la mère de toutes les alliances, l’ouverture au centre n’est possible, comme l’a martelé le premier secrétaire, qu’à la double condition d’une adhésion aux valeurs de progrès et d’une opposition aux politiques gouvernementales.


Le combat n'a pas eu lieu, faute de combattants !

Par Combat socialiste, jeudi 07 février 2008 à 0:34
Catégorie : Les coups de gueule

J'ai mal à ma gauche... lisez plutôt la chonique d'un parlementaire appelé à voter !

 

[ Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon] Cliquer ICI pour voir l'article sur le blog du sénateur de l'Essonne

Ce soir je suis très amer. L’analyse du scrutin du congrès du parlement à Versailles donne raison à l’analyse et au décompte publiés ici et répétés tant de fois. Lisez bien : le total des voix de droite, du centre et des non inscrits qui ont voté oui à la réforme Constitutionnelle est de 523 voix. 519 exprimés plus quatre votes en « abstention » ou « contre » rectifiés ensuite. 523 voix c’est 22 voix de moins que la majorité requise de 545 voix qu’il aurait fallu atteindre si tout le monde avait voté contre à gauche plutôt que de s’abstenir ou de voter pour ! Ce sont donc les 40 oui et les 150 abstentions environ venus de gauche qui ont permis d’interdire le référendum ! Chaque abstention conduit en effet à un résultat proche du oui, pluisqu’elle contribue à faire baisser le seuil requis pour atteindre les 3/5 des suffrages exrpimés.
 
A l’inverse si tous les parlementaires de gauche présents avaient voté contre la réforme, le total de leurs voix aurait été de 355 voix. La minorité requise de 2/5 était de 363 voix. Il aurait manqué 8 suffrages, exactement comme prévu. Mais compte tenu du vote négatif de 14 parlementaires de droite (comme prévu par les décomptes publiés sur mon blog) il y aurait eu 369 voix « contre » soit 6 voix de plus que le total requis !
Ce n’est pas tout. Compte tenu des abstentions et des refus de vote (NPPV) à droite et au centre (15 voix ce 4 février), le seuil de la minorité de blocage serait même descendu à 357 voix. Cela aurait donné au vote « contre » la réforme une avance de 12 voix.
La gauche aidant la droite à empêcher le vote du peuple : la honte. Un parlement votant en deux heures la censure du peuple : la honte. Une combine politicienne pour rendre tout ça possible : la honte !


Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.


C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.


Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.


Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.


C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.


Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.



Je signe en cliquant ici : Lien sur le site du Comité National pour un Référendum

La défense d'une République laïque: les voeux 2008 de la LDH

Par Combat socialiste, vendredi 25 janvier 2008 à 1:08
Catégorie : Les fondamentaux


En ce début d’année 2008, c’est d’abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l’Homme tient à adresser ses vœux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République, inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l’homélie qu’il a prononcée le 20 décembre dernier comme « chanoine du Latran ».

 

Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».

 

Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu’à « la radicalité du sacrifice de leur vie »… et de centaines d’autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.

 

Qu’en tant qu’individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n’est qu’un signe de plus de son ancrage, derrière l’agitation d’une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française.

 

Mais qu’en tant que Président de la République française il mette le curé au-dessus de l’instituteur comme responsable de « la transmission des valeurs », qu’il ignore à ce point ce que sont précisément les valeurs de la République qu’il est censé représenter, témoigne de l’ampleur de la crise politique et morale qu’aggrave son exercice de la fonction présidentielle.

 

L’article 1er de la Constitution définit la République française comme « laïque, démocratique et sociale ».

 

« Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques.

 

« Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les mains d’un « Président-Soleil » entouré de « collaborateurs » et de courtisans.

 

« Sociale », elle refuse la juxtaposition d’un « bouclier fiscal » pour les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.

 

Ce n’est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « Fouquet’s » que s’étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C’est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.

 

La LDH salue donc d’abord, aujourd’hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les Français plus d’occasions qu’en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l’avenir de la République.

 

Paris, le 3 janvier.

L'image “http://www.ldh-france.org/images/home/themes/haut3.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Blog créé avec : ZeBlog | Design par : [mica] | Webmaster du Blog : Combat socialiste