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Alors que se multiplient les faux-semblants et les concessions idéologiques, le combat pour ancrer à gauche le Parti Socialiste !

La solidité de l’union de la gauche : à de très rares exceptions près, la gauche rassemblée – au premier ou au second tour- a montré sa capacité à incarner un changement crédible auprès des Français. Cette constatation, rencontrée sur les municipales, a été confirmée par les bons résultats aux cantonales : dans ce dernier cas, les logiques partisanes priment au premier tour, alors que le désistement pour le candidat de gauche le mieux placé se fait quasi systématiquement au second tour. Cette dynamique est telle que certaines listes ont réussi à nouer des accords avec l’extrême gauche, quelquefois dès le premier tour ! En outre, le choix du tête de liste n’a pas été discriminant en matière de succès électoraux : les candidats PS, PC, Verts ou PRG ont été ainsi soutenus de façon similaire dans le cadre d’un rassemblement des partis de gauche. En résumé, l’union des forces de progrès a de beaux jours devant elle.
La fin de la chimère MODEM : ni droite, ni gauche… le positionnement du parti de François Bayrou reste problématique, y compris pour les électeurs ! Le MODEM est mû par son seul opportunisme électoral, sans succès pour l’instant. Son statut de force d’appoint, penchant tantôt vers les uns ou les autres au gré des gains en élus supposés, ne le positionne pas en alternative crédible. Il s’agit dès lors de ne pas lui donner davantage d’importance qu’il n’en a véritablement. Au-delà, si certains ont souhaité associer le MODEM à leur liste au nom d’une stratégie électorale locale, il faut rappeler que cette attitude n’induit pas pour autant une révolution copernicienne : l’union de la gauche reste la mère de toutes les alliances, l’ouverture au centre n’est possible, comme l’a martelé le premier secrétaire, qu’à la double condition d’une adhésion aux valeurs de progrès et d’une opposition aux politiques gouvernementales.


Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.
Je signe en cliquant ici : Lien sur le site du Comité National pour un Référendum
En ce début d’année 2008, c’est d’abord aux instituteurs de
Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».
Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu’à « la radicalité du sacrifice de leur vie »… et de centaines d’autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.
Qu’en tant qu’individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n’est qu’un signe de plus de son ancrage, derrière l’agitation d’une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française.
Mais qu’en tant que Président de
L’article 1er de
« Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques.
« Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les mains d’un « Président-Soleil » entouré de « collaborateurs » et de courtisans.
« Sociale », elle refuse la juxtaposition d’un « bouclier fiscal » pour les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.
Ce n’est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « Fouquet’s » que s’étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C’est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.
Paris, le 3 janvier.
